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Exemple De Dissertation Philosophique Sur La Conscience Victor

INTRODUCTION
L’exigence, c’est ce qui est nécessaire et commandé selon les circonstances. Par exemple, avant l’examen du BAC, il est exigé de tout élève qu’il révise et travaille le programme de Terminale. Quand on dit de plus : les « exigences de la conscience », cela signifie ce qui est nécessaire et commandé au niveau moral. En effet, la conscience est cette voix intérieure que nous avons tous en nous, et qui nous intime de faire le Bien et de nous éloigner du Mal. Cette conscience morale demande une certaine maturité de l’esprit ; c’est pourquoi on dit que « l’âge de raison » commence à l’âge de sept ans, (selon l’opinion commune galvaudée par la langue française). Selon donc la sagesse populaire, on connaît les exigences de la conscience, on sait discerner vraiment le Bien et le Mal seulement quand on sort de « la petite enfance ». Cependant, tous les hommes n’agissent pas moralement au cours de leur existence, cela revient-il à dire que l’on puisse échapper aux exigences de la conscience ?

PREMIÈRE PARTIE : L’HOMME PEUT PARFOIS ÉCHAPPER AUX EXIGENCES DE LA CONSCIENCE.

Premier argument : L’homme peut parfois échapper aux exigences de la conscience quand il obéit à l’influence de l’instinct.

L’instinct en l’homme est moins développé que chez les animaux, mais l’homme n’en est pas totalement dénué. Ainsi, il reste en l’homme l’instinct de survie, l’instinct sexuel et l’instinct de reproduction, et l’instinct grégaire. Il peut donc arriver que sous l’emprise de l’instinct, l’homme se détourne des exigences de la conscience (d’autant plus que l’instinct, par essence, est amoral). Par exemple, sous l’influence de l’instinct de survie, en cas d’un mouvement de panique dans une foule, l’homme peut aller jusqu’à écraser ses semblables, être d’un égoïsme monstrueux ( ce qui est immoral et rejeté normalement par la conscience, mais une nécessité ici pour l’instinct). L’instinct de survie peut donc nous conduire parfois à faire passer notre intérêt personnel devant les intérêts des autres, l’instinct de survie peut donc faire taire les exigences de la conscience.

Deuxième argument : L’homme peut aussi aller à l’encontre des exigences de sa conscience parce qu’il a des troubles psychiques.

C’est Freud qui a montré l’origine des maladies mentales dans l’inconscient. Si l’inconscient est trop perturbé, un individu peut basculer dans des accès de violence que réprouve normalement sa conscience morale. Par exemple, dans les faits divers, on voit des forcenés assassinant tout individu se trouvant sur leur passage, il s’agit de psychopathie le plus souvent. L’inconscient perturbé a envahi la sphère consciente de l’individu, jusqu’à rompre les interdits de la conscience morale de la personne, l’individu malade a fini par se soumettre aux pulsions de son inconscient, ne répondant plus ainsi aux exigences de la conscience.

Troisième argument : Dans des cas plus courants, l’homme peut quelquefois échapper aux exigences de sa conscience morale par orgueil et vanité.

D’autant plus que l’orgueil et la vanité existent plus ou moins à des degrés divers chez tout être humain. Ainsi le moraliste français du XVIIème siècle, la Rochefoucauld a montré dans ses Maximes que le principe fondamental de toutes nos actions est que « nos vertus ne sont que des vices déguisés ». L’orgueil et la vanité nous empêchent la douleur de nous voir tels que nous sommes. Par exemple, un individu pleure à la mort d’une connaissance pendant l’enterrement, non par conscience morale et véritable tristesse, parce qu’il a de la peine, mais pour être bien vu des autres. Le narcissisme est tel dans certains êtres humains qu’ils en viennent à contrevenir aux exigences de la conscience.

Quatrième argument : Mais si cet orgueil et cette vanité sont trop importantes chez un individu, on arrive à la perversité.

Un individu pervers fait le mal d’une manière insidieuse (contrairement à un psychopathe), mais évidemment lui aussi échappe aux exigences de la conscience. Ainsi, au lieu de tuer un être humain avec un couteau, il tue de manière psychologique, c’est ce qu’on appelle le harcèlement moral. Par exemple, dans un couple, le conjoint fait des remarques désobligeantes en permanence à son partenaire, ce qui est une manière de le tuer « à petit feu ». On échappe bien ici encore aux exigences de la conscience dans la perversité, puisque le refus de voir la vérité, revient à ne plus vouloir différencier le bien du mal.

Cinquième argument : L’homme peut malheureusement encore échapper aux exigences de la morale quand il est embrigadé dans un système politique ou religieux .

Le fanatisme qu’il soit politique ou religieux utilise des systèmes d’embrigadement où la responsabilité des individus est diluée donnant la possibilité aux individus de commettre des actes monstrueux qu’ils ne feraient pas tout seuls, de leur propre initiative. Par exemple, après la Shoah , beaucoup d’anciens gardiens des camps de concentration, pour tenter de s’innocenter, arguaient le fait de n’être qu’un rouage au sein d’une machine étatique infernale.

Sixième argument : Un individu peut échapper aux exigences de la conscience aussi parce-qu’il vit dans une société trop empreinte de préjugés, qui n’a pas atteint encore un certain degré de maturité historique.

Par exemple, dans les temps très anciens ; ce sont souvent les religions qui ont permis de rendre l’homme « plus humain », plus conscient au sens moral du terme. Par exemple, la table des 10 commandements rapportée par Moïse au peuple hébreux avec des interdits fondateurs comme « tu ne tueras point », « tu ne voleras point »ont permis à des populations d’arriver à un degré plus élevé de la conscience morale. Le fait que toute société a du être obligée pour s’élever d’ériger des interdits moraux fondateurs (voire sacré par le biais des religions) montrent que ces exigences de la conscience n’ont pas toujours été évidentes pour les hommes, surtout dans les premiers temps historiques.

TRANSITION
Cependant, même dès son jeune âge, l’enfant arrive facilement à discerner le bien du mal. Le bébé, encore sans conscience développée, apprécie tout ce qui est d’ordre affectif et affectueux, et est rebuté par tout signe d’agressivité de la part d’un adulte. Autrement dit, le bébé n’a pas la conscience claire et distincte du bien et du mal, mais il a le sentiment déjà du bien et du mal.
Aussi étant donné que dès le plus jeune âge, l’homme aurait le sentiment du bien et du mal, il apparaît difficile qu’à l’âge adulte où la pensée est beaucoup plus élaborée,  il puisse échapper aux exigences de la conscience morale.

DEUXIÈME PARTIE : L’ÊTRE HUMAIN PEUT DONC QUAND MÊME DIFFICILEMENT ÉCHAPPER AUX EXIGENCES DE SA CONSCIENCE.

Premier argument : Hormis le cas du sommeil, nous sommes tout le temps conscients de nos actes, et ainsi nous pourrions difficilement échapper aux exigences de la conscience.

Donc, si un individu n’a pas une personnalité trop déséquilibrée, il doit pouvoir percevoir la distinction du bien et du mal, et sur les actions d’autrui, et sur les siennes propres. Par exemple, le sentiment de la honte montre chez un individu qu’il se sent gêné devant autrui parce qu’il a franchi un interdit moral. Prenons le cas comme chez Sartre, où un individu se sent honteux parce qu’il s’est permis de regarder dans un hôtel dans le trou d’une serrure de la porte d’une chambre, et qu’il a été surpris. Un individu doit normalement se sentir gêné et éprouver la honte par la découverte de sa curiosité déplacée.
Ce qui montre qu’on échappe difficilement aux exigences de la conscience, c’est que le sentiment de honte nous est infligé par nous-même vis à vis de la pression sociale.

Deuxième argument : Même dans le rêve ; on  ne peut totalement échapper aux exigences de sa conscience pour deux raisons :
a) Ainsi Freud a montré que si les histoires dans les rêves avaient souvent une apparence absurde et étrange, c’est parce que quand l’inconscient veut faire passer un message qui est en contradiction avec les exigences de la conscience ; il doit masquer son message, le déguiser, le travestir grâce à des associations d’idées. Si dans le rêve, l’inconscient délivrait un message contraire aux exigences de la conscience de manière crue, cela réveillerait le dormeur et la censure exercée par la conscience reprendrait ses droits. C’est pour cette raison d’ailleurs que Freud disait que « le rêve est le gardien du sommeil». L’inconscient déguise ses messages s’ils sont trop choquants par rapport aux exigences de la conscience.
b) En général, un individu peut se mentir à lui-même à l’état conscient, ne pas vouloir voir la vérité et sur les autres, et surtout sur lui-même. Mais si un individu est immoral dans la vie courante, cela ressortira dans ses rêves. Car c’est un principe du psychisme humain que la conscience peut se mentir à elle-même, mais dans les profondeurs de notre âme, au niveau de l’inconscient, il est impossible de continuer totalement le mensonge. Car dans le fond, même si on ne veut pas se l’avouer, on sait bien qui  on est au niveau de la valeur morale ; même si la conscience peut mentir à ce sujet à l’état de veille. L’inconscient ne ment jamais, et il nous révèle ce que nous sommes vraiment de manière déguisée dans les rêves. Si un homme est monstrueux, cela ressortira forcément dans ses rêves. Le problème , c’est que ce même individu peut ensuite ne pas vouloir analyser ses rêves … !
C’est pourquoi l’on peut dire que l’homme ne peut totalement échapper aux exigences de la conscience, au niveau moral, car la distinction du bien et du mal est finalement assez simple.

Troisième argument : Même si un individu s’est fait embrigadé dans une organisation politique ou religieuse , et qu’il a commis des actes mauvais quand il a du obéir à des supérieurs, il ne peut pas totalement se désengager vis à vis de sa responsabilité personnelle.

Par exemple, si un individu torture un être humain pendant une guerre ; il ne peut pas dire sans mauvaise conscience pour se justifier : « J’ai du le faire … c’étaient les ordres de la hiérarchie…j’étais agent de renseignements ». L’individu est quand même responsable de ses actes ; et le plaisir et le vice de faire souffrir autrui démentent les exigences de la conscience.

Quatrième argument : La preuve que l’on puisse difficilement échapper aux exigences de la conscience ; c’est que beaucoup d’hommes (même si ce n’est pas tous) éprouvent du remords, voire du repentir après avoir commis des actes mauvais.

Par exemple, dans les faits divers, il arrive souvent qu’un forcené après avoir fait une tuerie sauvage retourne l’arme contre lui-même. Et ce n’est pas toujours uniquement pour ne pas être pris par les forces de police, car des fois l’individu est arrivé à échapper aux forces de l’ordre, mais il n’arrive plus à fuir sa conscience morale. Car s’il y a bien une chose à laquelle nous ne puissions échapper, c’est bien notre propre conscience, nous sommes les éternels compagnons de nous-mêmes. Et le remords peut ainsi devenir une véritable torture psychologique, comme l’a montré V.Hugo dans son poème « la Conscience » dans son ouvrage  la Légende des Siècles. Dans ce poème , en effet, Victor Hugo , narre comment Caïn se retrouva à errer après le meurtre de son frère Abel. Caïn a beau fuir de contrée en contrée pour fuir son remords, celui ci revient toujours le tarauder, même jusque dans sa mort, puisque Victor Hugo termine son poème par ce vers magistral : « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn »…

TROISIÈME PARTIE : LES EXIGENCES DE LA CONSCIENCE COMMANDENT À L’INDIVIDU D’ÊTRE RESPONSABLE.

Premier argument : Pour les humains, c’est une nécessité vitale de répondre aux exigences de la conscience. Si, en effet, plus personne ne suivait les exigences de la conscience au niveau moral ; la vie sociale serait compromise, chacun ferait « comme il l’entendrait » sans se soucier de son semblable.

La vie en société deviendrait impossible, on tomberait dans un relativisme total, où l’adage récurrent serait « ni bien, ni mal ». Il n’y aurait plus de valeurs pour régir les rapports entre hommes, ce serait le chaos et le retour à la barbarie. Par exemple, dans les situations de guerre ; les hommes répondent beaucoup moins aux exigences de la conscience, car la haine s’est exacerbée entre plusieurs groupe humains, et l’on voit bien que ce genre de situations entraîne des retours momentanés à la barbarie.

Deuxième argument : Les exigences de la conscience nous conduisent à être plus responsable vis à vis d’autrui.

Un individu doté d’une bonne  éducation et d’une certaine réflexion doit être capable de rester modéré dans ses réactions jusqu’à un certain point. Par exemple, une simple insulte de la part d’autrui, même si elle est déplacée et injustifiée doit nous conduire à ne pas envenimer le conflit inutilement, surtout avec un individu dont le degré de conscience est peu élevé et qui peut profiter de notre virulence à répondre pour se défouler.

Troisième argument : Les exigences de la conscience nous conduisent aussi à être plus responsable vis à vis de nous-même.

Le respect des autres passe en effet par le respect de soi. Par exemple, si nous reprenons le même exemple que précédemment, ne pas faire de surenchères avec un individu agressif et insultant de manière gratuite, c’est aussi se respecter soi-même, en ne se mettant pas à son niveau. L’indifférence face à la bêtise est déjà une preuve de respect de soi, plutôt que de se donner en spectacle.

CONCLUSION
On peut donc difficilement échapper aux exigences de la conscience. Cependant l’aveuglement spirituel existe ainsi que la mauvaise foi. Malgré cela, il faut tout de même rester optimiste car comme l’a dit Rousseau dans la profession de foi du vicaire savoyard : « Conscience, Conscience, instinct divin, immortelle et céleste voix ! » Autrement dit, même si un individu se ment à lui-même, il y a toujours un moment où les exigences de la conscience reviennent en lui et où il voit son propre vide, s’il a fauté gravement.

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